Récital Neuburger

Variations et sautes d’humeur, réciprocité infinie du poème et de la musique : la musique de Heinz Holliger entretient un très long compagnonnage avec celle de Robert Schumann. Au sein de sa grande Partita pour piano, le compositeur suisse fait résonner certain Sphynx, évoquant le Carnaval de Schumann : quelques notes-lettres d’une signature secrète pour tout un cycle.

Jean-Frédéric NeuburgerJean-Frédéric Neuburger © Carole Bellaiche

Le récital de Jean-Frédéric Neuburger s’ouvrant avec le piano de Robert Platz, métamorphosé par l’informatique sans l’aide d’aucun haut-parleur, s’achèvera dans l’univers fantasque des Kreisleriana. Schumann s’inspire ici des divagations et des pirouettes singulières du maître de chapelle Johannès Kreisler, inventé par E.T.A.Hoffmann : le grotesque est interrompu par la rêverie et la fougue, suspendue par les « il était une fois » réitérés de l’enfance.

  • Robert HP Platz Branenwelten 6, création française
  • Robert Schumann Kinderszenen op. 15, Kreisleriana
  • Heinz Holliger Prélude, Barcarolle, Sphynx 1, Csardas de la Partita pour piano

Jean-Frédéric Neuburger piano
Réalisation informatique musicale Ircam Robin Meier

Production Ircam-Centre Pompidou. Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.